Speak up, le jeu qui ouvre la voix.

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Section 1 — ACCUEIL
Speak up , le jeu qui ouvre la voix.
Chaque année en France, 160 000 enfants subissent des violences sexuelles
Ces violences ne sont souvent pas verbalisées rapidement en tant que telles mais les victimes
peuvent exprimer

  • Des plaintes physiques diverses . Atteintes de la sphère génito-anale (plaies ; ecchymoses
    ; saignements, douleurs , fissurations anales , pertes urinaires, incontinence, impériosités
  • Des troubles fonctionnels : Encoprésie et énurésie (à grader en fonction de l’âge de la
    victime) Douleurs abdominales et/ou pelviennes, troubles digestifs Trouble du comportement
    alimentaire Prise de poids brutale . Fatigue. Manifestations régressives psychomotrices Malaises
    mal définis,
  • Des signes psycho comportementaux et psychique. Fugue, tentative de suicide,
    toxicomanie, alcoolisation, Troubles du sommeil , Isolement, repli sur soi, inhibition, changement
    d’humeur, Tristesse, dépression, angoisse, Perte de confiance, dévalorisation de la perception de
    soi, aspect négligé, Tendance à l’auto-agressivité, , hyperréactivité
  • Des difficultés scolaires Baisse récente des résultats scolaires, absentéisme scolaire.
    Troubles de concentration. Désinvestissement scolaire ou hyperinvestissement
    Dans le cadre du Centre d’Evaluation et de Traitement de la douleur Pédiatrique de l’Hôpital des
    Enfants du CHU de Toulouse, un certain nombre d’adolescentes entre 12 et 17 ans consultent pour
    des dysménohrées, ( douleurs des régles,) souvent suspectes d’endométriose .
    Le diagnostic d’endométriose est rarement porté à cet age là. On sait cependant que 30 à 50 % des
    femmes adultes qui se plaignent de douleurs chroniques rapportent avoir subi des violences
    sexuelles à l’adolescence . Il est maintenant reconnu que la présence de douleurs pelviennes
    sevères est significativement associées aux antécedents de violence sexuelle sur mineur ( Bourdon,
    Hum Reprod 2023)
    Speak Up est un jeu interactif conçu pour créer une bulle de confiance entre la victime et son/sa
    soignant.e. Un outil de médiation thérapeutique pour soutenir la parole des jeunes victimes de
    traumatismes quand leur corps parle à leur place .

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Section 2 — LE CONSTAT
Les données de la Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux
enfants (CIIVISE) mettent des chiffres sur une réalité glaçante.
En France


1 fille sur 5 est victime de violences sexuelles avant l’âge de 18 ans,


1 garçon sur 13 est victime de violences sexuelles avant l’âge de 18 ans


5,4 millions d’adultes en France déclarent en avoir été victimes dans l’enfance.


3, 9 Millions de femmes ( 14, 5%) et 1, 5 million d’hommes ( 6, 4%) ont été confrontes à des
violences sexuelles avant l’age de 18 ans


1 enfant toutes les 3 minutes est victime d’un viol ou d’une agression sexuelle .


Les enfants en situation de handicap ont un risque 2, 9 fois plus éleve d’être victime de violences
sexuelles.


Pourtant, la grande majorité de ces adolescentes ne parlent pas ou mettent beaucoup de temps à
parler de ces abus .


Dans une étude réalisée dans un service de médecine et de psychiatrie pour adolescents de Paris ,
le profil des adolescents ayant révélé des violences sexuelles correspond dans une large majorité à
des victimes de sexe féminin. Les premières violences ont eu lieu vers 12 ans, avec une révélation à
un professionnel de santé 3,5 ans plus tard en moyenne . ( Carretier, Encéphale 2024 )
Avant de révéler à un professionnel de santé, une majorité des victimes avaient déjà parlé des faits à
un ou plusieurs membres de la famille en majorité (69,8 %) ou à des pairs (24,7 %)
Suite à ces traumatismes, des douleurs chroniques, des troubles fonctionnels persistants et / des
troubles psychiques ( syndrome dépressif, trouble des conduites alimentaires, hyperactivité,
comportement auto ou hétéroagressif, passage à l’acte suicidaire ou une anxiété chronique peuvent
s’installer laissant patients et soignants dans une impasse sans l’évocation de ces violences.
D’après une enquête que nous avons menée sur le premier trimestre, 68 % des professionnels de
santé identifient la réticence de leurs patientes à parler comme le principal frein à une prise en
charge. Beaucoup évoquent le manque de temps pour installer progressivement un climat qui
permettrait à une parole difficile d’émerger.
Sur 24 jeunes interrogées lors de cette même phase de recherche, 23 ont estimé qu’un support de
médiation pourrait les aider à parler de leurs émotions et de leur vécu.
Par ailleurs, près d’1 soignant sur 3 ne se sent pas totalement à l’aise face à une révélation de
violence.
Les outils actuels et la posture classique soignant – soigné ne permettent pas suffisamment de créer
la confiance nécessaire pour libérer la parole, en particulier chez les jeunes.
Speak Up vise à la fois à instaurer une relation différente et équiper les professionnels à accueillir et
prendre en charge les révélations de violences.

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Section 3 — NOTRE RÉPONSE — Ce qu’est Speak Up
Speak Up part du constat d’un écart majeur entre la réalité des violences subies par les enfants et
adolescents et leur détection effective par les professionnels de santé.
Speak Up explore une solution hybride, reposant sur un support physique inspiré du jeu et un
prolongement numérique conçu comme un outil de médiation thérapeutique entre l’adolescent.e et
le.la professionnel.le de santé qui l’accompagne. Quand la parole directe est trop difficile, le jeu
permet de créer un espace différent où les émotions peuvent émerger.
Speak Up vise également à équiper les professionnels à mieux repérer, comprendre et orienter les
situations préoccupantes.
L’ambition est un impact large, non niche, en fédérant l’existant / s’appuyant sur des outils et
méthodologies validées plutôt qu’en créant un outil isolé.
Speak Up est un support de séance, utilisé par le.a soignant.e, qui crée les conditions pour que la
parole devienne possible.
« Engageons la rupture, inventons d’autres manières de soigner, et accompagnons nos
adolescents pour leur permettre de se sentir entendus et soutenus. » — Agnès Suc,
CoFondatrice de Speak Up

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Section 4 — COMMENT ÇA MARCHE
Speak up prend la forme d’une plateforme hybride présentiel et virtuelle , utilisable sur téléphone,
tablettes, ordinateurs

Des mini-scènes interactives qui abordent les émotions, les peurs, les blocages

Des choix narratifs qui permettent aux jeunes de comprendre et d’explorer ce qu’ils ressentent

Un univers doux, métaphorique, jamais frontal avec différents degrés d’abstraction.

La possibilité d’être à distance de soi, à travers une situation symbolique.

Des minis jeux co-construits avec médecins et patientes.
Speak Up est pensé comme une boîte à outils double s’appuyant sur des techniques de médiations
validées :

Pour les adolescentes : un espace interactif pour mettre des mots sur le vécu, comprendre
certaines réactions psychotraumatiques et identifier des ressources ou des chemins d’aide possibles.
Le jeu prend la forme d’une enquête narrative interactive dans un univers doux et métaphorique.
L’adolescente avance à son rythme à travers des mini-scènes qui abordent les émotions difficiles à
nommer, les réactions du corps face au stress, les mécanismes de protection psychologique. Elle
explore, elle choisit, elle observe — sans pression, sans obligation de raconter.

Pour les professionnel·les de santé et soignant·es : un outil d’appui pensé pour renforcer leur
posture et leur confiance face à ces situations complexes : repères sur les mécanismes du
traumatisme, clés pour accueillir la parole avec justesse, véritable hub de formation pour aider les
adultes a accueillir cette parole et mettre en œuvre les actions médico-légales nécessaires .
L’idée n’est pas de remplacer l’accompagnement humain, mais de soutenir la rencontre entre le.la
jeune et le soignant.e, en facilitant l’expression du vécu et la compréhension mutuelle.

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Section 5 — CE QUE LE TERRAIN NOUS A APPRIS
Les fondatrices de Speak Up qui travaillent au quotidien auprès des jeunes victimes avaient identifié
le besoin d’un outil pour faciliter la libération de la parole de leurs patients. Dans le cadre du
développement de Speak Up, l’équipe est allée sur le terrain : entretiens, retours d’expérience et
discussions directes avec des jeunes et des professionnels.
24 adolescentes ont été interrogées. 113 professionnels de santé ont été rencontrés.
Ce que nous avons entendu :
● La réticence à parler à parler se manifeste rarement par un refus direct. Elle se manifeste par le
silence, l’évitement, les réponses négatives – même quand elles ne reflètent pas la réalité.
● 23 jeunes sur 24 estiment qu’un outil de médiation pourrait les aider à parler de leurs
émotions et de leur vécu.
● 68% des soignants identifient la réticence des patientes à parler comme le principal frein à une
prise en charge
● Près de 1 professionnel sur 3 ne se sent pas totalement à l’aise avec les obligations légales en cas
de révélation
● Les soignants estiment manquer de temps, de repères et parfois de confiance pour créer un
climat d’échange sécurisant.
Aujourd’hui, ces enseignements nourrissent directement la conception de Speak Up, avec l’ambition
de faciliter l’expression des adolescents et soutenir les professionnels dans leur pratique.

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Section 6 — NOTRE HISTOIRE & NOTRE ÉQUIPE
Comment Speak Up est né
Deux professionnelles de santé du CHU de Toulouse confrontées dans leur pratique quotidienne au
silence de patientes lors de suspicion de violences ont décidé de passer à l’action. En novembre
2025, lors du Hackathon Innov’Her — Santé des Femmes, elles se sont entourées de
professionnelles de la santé mentale, du design, de l’informatique et de la stratégie pour faire naître
le concept de Speak Up.


Le projet a recu 4 prix ( Prix,du Jury, prix du public Prix de la Fédération Hospitalière de
France et prix La Fabrik Incubateur For Good )
Une Pré incubation a été réalisé entre Décembre et Avril 2026 par la Fabrik et une incubation
vient de débuter en Mai 2026 pour la poursuite du développement .


La Fédération Hospitalière de France (FHF) accompagne également le projet


Ainsi un stand SPEAK UP est prévu au salon Sante Expo du 19 au 21 Mai 2026


L’équipe
Les expertises variées et les vécus personnels de l’équipe de bénévoles sont au service d’un projet
ancré dans les besoins réels, empathique et utilisable.
Agnès Suc Pédiatre PH, Responsable Centre Evaluation et Traitement de la Douleur chronique Pédiatrique, Hôpital des Enfants, CHU Toulouse


Émilie Leroy Psychologue Clinicienne, Équipe Douleur et Soins Palliatifs Pédiatriques, CHU Toulouse

Barbara Tourniaire Pédiatre PH, Responsable Centre Douleur de l’Enfant, Trousseau AP-HP Paris


Jehanne Malek Pédiatre, Centre Douleur de l’Enfant, Trousseau AP-HP Paris

Héloïse Lebrun Psychiatre spécialisée en médecine de la douleur

Nadia Galleze Cheffe de projet, Ingénieure informatique

Ilona Guiraud Designer / UX Designer

Nathalie Vandenbroucke Conseil en stratégie et accompagnement commercial

Audrey Szczygiel Directrice de programme

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Section 7 — STRUCTURE JURIDIQUE / LIEN AVEC LE BAOBAB
Dans l’attente de trouver une structure juridique adaptée ( Création d’une Start up, Codeveloppement avec une structure déjà existante, déploiement dans le cadre des parcours
Recherche Innovation du CHU de Toulouse , etc, ) le projet Speak up est porté par l’Association
Baobab : http://associationlebaobab.fr
L’association Le Baobab est née pour apporter du réconfort, de la douceur et de l’espoir aux enfants
malades, aux adolescents et à leurs familles accompagnés au CHU de Toulouse, parce que face à
l’épreuve de la maladie, aucun enfant, ne devrait avancer seul
Aux côtés des soignants de l’équipe Enfant-Do (équipe ressource Douleur et Soins Palliatifs
Pédiatrique) , elle agit pour humaniser le parcours de soin et offrir un soutien précieux dans les
instants de fragilité.
À travers des projets innovants et profondément humains — ateliers créatifs, accompagnement
psychologique, réalité virtuelle pour soulager la douleur ou aides concrètes au quotidien — Le
Baobab place l’enfant et sa famille au cœur de son engagement. Chaque action est pensée pour
alléger le poids de la maladie, préserver des moments d’enfance, faire naître des sourires et soutenir
les liens familiaux.
Comme l’arbre dont elle porte le nom, symbole de force, de protection et de résilience. Parce qu’audelà des soins, il y a des vies, des histoires et des combats
Michel Sarran est le parrain de cette association

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Section 8 — Où en sommes-nous – la ROADMAP
Speak Up est en cours de développement et s’enrichit progressivement grâce aux retours de jeunes
utilisatrices, de professionnels et d’acteurs de terrain afin de construire un outil réellement utile,
accessible et adapté aux réalités de soin
✅ Ce que nous avons accompli Concept imaginé et primé au Hackathon Innov’Her · Idéation et
co-création avec soignants et adolescentes · Collecte de retours terrain · Création du Livre d’Or ·
Guides de consultation téléchargeables · Premières maquettes des parcours utilisateurs
🔧 Ce que nous construisons Développement du jeu · Parcours soignants avec milestones et
badges · Tests utilisateurs avec adolescentes et professionnels
Présentation au salon Sante Expo du 19 au 21 mai
🎯 Ce qui vient ensuite Intégration complète des parcours et outils · Déploiement progressif dans
les écoles et structures de santé · Communication et diffusion nationale

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Section 9 — NOUS SOUTENIR / NOUS REJOINDRE
Speak Up est une initiative portée par des professionnelles bénévoles, animées par une conviction
commune. Pour que Speak Up devienne une réalité, nous avons besoin de vous et vous pouvez
contribuer de plusieurs manières :

  • Financer le projet — Devenez mécène et contribuez au développement d’un outil
    nécessaire qui accompagnera la reconstruction des jeunes victimes à comprendre leurs
    émotions et leur vécu traumatique, tout en formant les professionnels à mieux accueillir, entendre
    et accompagner cette parole lorsqu’elle émerge.
  • Rejoindre un groupe de travail — Apportez votre expertise clinique, technique, juridique ou
    stratégique au projet
  • Piloter / Co créer le prototype — Testez Speak Up dans votre structure et aidez-nous à
    l’affine et documenter son utilité avant un déploiement plus large.
  • Amplifier l’initiative — Partagez, relayez, faites connaître Speak Up dans vos réseaux
    (institutionnels, philanthropiques, associatifs…)

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Section 10 – FAQ
Comment utiliser Speak Up?
Speak Up est destiné exclusivement à un usage encadré par des professionnels de santé ou du soin
: Médecins généralistes, Pédiatre, Psychiatres et pédopsychiatres, psychologues,
psychothérapeutes, Médecins et infirmières scolaires ou structures spécialisées (centres de la
douleur, hôpitaux, cliniques).
L’outil est à utiliser lorsque les soignants sont confrontés à des situations cliniques complexes
(Consultations répétées sans évolution, Suspicion de trauma sans éléments objectivables…) pour
créer un espace de dialogue avec la ou le jeune potientiellement victime de violences.
Il ne s’agit pas d’un outil de prévention, ni d’un jeu grand public, ni d’un dispositif d’auto-thérapie. Le
patient n’utilise jamais Speak Up seul, sans cadre clinique.
Le jeu respecte la temporalité thérapeutique et laisse au soignant la liberté d’adapter son usage :
séance complète, support ponctuel, observation différée.
Dans quel cadre éthique, légal et clinique Speak Up s’inscrit-il?
Speak Up s’inscrit dans une posture éthique stricte. Le jeu ne collecte aucune donnée sensible sans
consentement, ne pose aucun diagnostic et ne prétend pas à une efficacité thérapeutique autonome.
Le respect du cadre légal dépendra du pays et du contexte d’utilisation. Toute collaboration avec des
professionnels de santé se fera dans le respect des réglementations en vigueur.
L’éthique du projet repose sur trois principes : non-intrusion, respect du rythme du patient, et
responsabilité du soignant.
Speak Up sert-il à détecter les violences ? Non. Speak Up n’est pas un outil de dépistage et ne
produit aucun résultat interprétable comme un indicateur de violence. Il ne pose aucun diagnostic, ne
score aucun comportement, ne transmet aucune donnée au professionnel sous forme de conclusion.
La responsabilité de l’interprétation reste entièrement entre les mains du professionnel.
Comment Speak Up s’articule-t-il avec ce qui existe déjà ? L’ambition de Speak Up n’est pas de
créer un outil isolé mais de s’articuler avec l’existant — protocoles de signalement, formations aux
violences sexuelles, ressources thérapeutiques spécialisées, centre de soin dedié aux violences
sexuelles . Le dispositif s’inscrit dans un moment précis : la consultation, avant que la parole soit
possible, quand la relation de confiance doit encore s’établir entre la victime potentielle et son.sa
soignant.e. C’est dans cet espace que Speak Up intervient, en complément de ce qui existe.

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Section 11. Contact Presse

Dr Agnès SUC
Équipe Enfant-Do, Hôpital des Enfants – CHU Toulouse
📧 suc.a@chu-toulouse.fr
📞 05 34 55 86 24 / 06 81 08 88 63

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